Archive pour juin, 2008

Les étudiantes de l'Uqtr 

 ÉTUDIANTES INFIRMIERES DE L’UQTR AU BÉNIN

 STAGE  DANS LES HÔPITAUX DE COVÉ

Une délégation de quatre étudiantes  de 2ème année du département des sciences infirmières de l’université du Québec à Trois-Rivières, séjourne  pendant  71 jours depuis le 28 avril dernier  dans la localité de Cové au Bénin, pour un stage dans un dispensaire et un hôpital.

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Les étudiantes de l'Uqtr.

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Jean Ping,secrétaire général de l'UA

 COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 LE GABONAIS JEAN PING À LA TÊTE DE L’ORGANISATION

La Commission de l’Union africaine, née sous les cendres de l’OUA fondée en 1963 à Adis Abéba, la capitale  éthiopienne  a élu à sa tête, le 1er février dernier, un nouveau Président en la personne du gabonais Jean Ping alors ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie. Il remplace à ce poste, l’ancien Président malien Alpha Oumar Konaré qui aura passé 5 ans à tête de cette organisation panafricaine. 

Le chef de la diplomatie gabonaise Jean Ping, le  < < Mao>> du Gabon comme l’appelle affectueusement le Président de ce petit pays d’Afrique centrale Omar Bongo Ondimba, parce que né d’un père de l’Empire du milieu, premier chinois débarqué sur le sol gabonais dans les années 1930 comme  marchand ambulant et d’une mère gabonaise, a été élu avec 31 voix sur les 46 votants. Le nouveau Président de l’UA disputait ce siège tant convoité avec deux autres candidats .Il s’ agit du sierra léonais Abdulai Osman, juge en chef de Belize, en Amérique du sud et de la zambienne Inonge  Mbikusita Lewanika, ambassadrice de son pays aux Etats-Unis.

Jean Ping hérite d’une structure dont-on affirme que la bureaucratie est trop lourde, les moyens financiers insuffisants et le pouvoir d’agir limité à cause de multiples pesanteurs notamment l’influence des chefs d’État sur cette structure comparativement à l’Union européenne par exemple dont la mission est presque identique de l’autre côté de la méditerranée.

Lorsqu’on se rend compte que son prédécesseur, l’ancien chef d’État du Mali Alpha Oumar Konaré, démocrate jusqu’au bout des ongles, jouissant d’un prestige intercontinental et d’une liberté de ton, s’est battu à la transpiration de ses efforts pour résoudre les multiples conflits et foyers de tension sur le continent africain ainsi que promouvoir une nouvelle Afrique positive sans atteindre pleinement ses objectifs ; il y a lieu de s’interroger sur la marge de manœuvre de son successeur Jean Ping  dont la mission semble être encore plus difficile. En effet, si le Président de la Commission de l’Union africaine a été élu avec une confortable avance sur ses concurrents, cependant la mise à l’écart pour des raisons évidentes de délais de dépôt de la candidature du ministre  Ali Triki,  le monsieur Afrique de la Libye de Mouammar Kadhafi  ainsi que le malaise perceptible de Thabo Mbeki, le Président d’Afrique du sud, deux pays dont le poids financier, politique et économique sont reconnus ne favorisent pas Jean Ping. Et pour cause, l’organisation panafricaine a besoin d’argent, de beaucoup d’argent frais et de l’appui de tous  pour attaquer les divers problèmes qui minent l’Afrique.

Nous devons tout de même reconnaître que le nouveau patron de la plus grande instance sur le continent noir est un diplomate chevronné et un homme de grand talent. Ses multiples implications et succès de médiation dans la résolution de divers différends en Afrique et l’expérience internationale notamment comme Président de l’OPEP en 2004,59ème Président de l’Assemblée générale des Nations unies entre 2004 et 2005 et comme fonctionnaire à l’Unesco sont autant d’atouts pour réussir. Monsieur Jean Ping, le candidat  du Gabon et de presque toute l’Afrique est un  homme de conviction, avec de grandes qualités humaines. Au cours d’un entretien dans le Talk de Paris sur la chaîne de télévision France 24,  le 22 février dernier avec le journaliste français Ulysse Gosset, il disait reconnaître avec humilité que la tâche ne sera pas facile et de tout repos. Cependant, il affichait sa  détermination à se pencher sur les maux qui minent l’Afrique  et empêchent son take off ou son décollage économique, sa stabilité politique et son progrès social. Aussi, il invitait chaque dirigeant africain  à lui apporter son soutien pour réussir ensemble l’œuvre de modernisation, démocratisation et pacification du continent à la peau d’ébène. Le credo de Jean Ping`, c’est«  Entendons- nous entre africains« .D’après le Président de la Commission de l’Union africaine, la stabilité et le progrès de l’Afrique passent résolument  par la nécessité pour les africains de bâtir une culture de la paix et la promotion du dialogue. Il prône la cohésion nationale entre les différentes composantes sociologiques d’un pays et la coopération  régionale et sous régionale entre les États.

Le diplomate et l’homme politique gabonais Jean Ping aimerait encourager  aussi le rapprochement avec le monde arabe et asiatique en dehors des partenaires traditionnels de l’Afrique à savoir les pays européens  et du continent américain. Parce qu’il   pense que la diversification de la coopération de l’Afrique avec les autres parties du monde est source de richesse et peut favoriser l’émergence de l’Afrique. Au moment ou la Chine,la future superpuissance du 21ème siècle devient un partenaire de choix et un gros investisseur sur le continent,  l’arrivée à la tête de la Commission de l’Union africaine de Jean Ping, ce citoyen africain et transnational par  ses origines chinoises,sa maîtrise de la langue chinoise,le mandarin en dehors du français et l’anglais… peut constituer un ciment  pour recevoir encore davantage les capitaux chinois. Il faut noter  qu’après sa nomination, l’agence Chine nouvelle ou Xinhua  a aussi annoncée dans ses colonnes, l’élection de Jean Ping à tête de cette grande organisation sans mentionner au passage que ce dernier peut aussi se réclamer enfant chinois de la diaspora. Même si cette mention n’a pas été faite, à Beijing, c’est certainement aussi une bonne nouvelle pour resserrer les liens de coopération entre la Chine de tous les superlatifs de progrès et l’Afrique. N’oublions pas que si l’Afrique a une population de 750 millions d’habitants pour ses 53 États, à l’horizon 2020, l’Union africaine comptera 1,4 milliard d’habitants soit autant que la Chine d’aujourd’hui et représentera encore un grand marché et par conséquent, elle recevra certainement une masse d’argent en terme d’investissement direct étranger. Il faut, dès à présent aux africains de conjuguer leurs efforts pour bâtir une paix durable afin de devenir plus attractif  pour  recevoir un  afflux massif de capitaux.

Le protégé du Président Omar Bongo, Jean Ping, conscient des perspectives prometteuses qui s’offrent  désormais aux africains dans le futur souhaite marquer d’une pierre blanche, son passage  comme Président de la Commission de l’Union africaine.Si nous admettons que lors d’une situation d’urgence, la vitesse est uniquement déterminée par la situation de celui à qui l’on porte secours, alors  les décideurs africains doivent reconnaître   à temps les besoins de la société africaine et faire le nécessaire car la vie punit ceux qui arrivent trop tard. Ce moment nous semble arrivé d’après plusieurs indicateurs fiables pour penser que le continent noir doit saisir l’opportunité pour conjuguer au passé, les périodes douloureuses de son sous développement dans l’optique de  sortir définitivement du goulag de la pauvreté et du labyrinthe de la néguentropie.

Il faut noter pour finir que le prochain sommet de l’UA aura lieu en juillet prochain à Charm el- Cheikh en Égypte et que le nouveau Président en exercice de l’Union africaine est le chef d’État tanzanien Jakaya Kikwele Kikwete.

   Ferdinand Mayega

                              BIOGRAPHIE DE JEAN PING     

Le nouveau Président de l’Union africaine, le diplomate Jean Ping est né le 24 novembre 1942 à Omboué au Gabon.

Il est titulaire d’un doctorat d’État en sciences économiques de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne.

Il a été tour à tour, fonctionnaire à l’Unesco dès 1972, Délégué permanent du Gabon entre 1978 et 1984. Il a occupé à son retour au Gabon le poste de directeur de cabinet du Président de la République. Puis, du 26 février 1990 au 29 avril de la même  année,il occupe le porte feuille ministériel de l’Information,des Postes et Télécommunications,du Tourisme et des Loisirs avec le titre de porte parole du gouvernement.

Le 29 avril 1990  à juin 1991, il exerce comme ministre des Mines et de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques. Poste qu’il occupera une seconde fois entre le 28 août 1992 au 24 mars 1994.Puis,il est nommé au ministère des Affaires étrangères et de la coopération où il passera 7 mois et 4jours.Ensuite, du 30 octobre 1994 au 25 janvier 1997,il prend les fonctions de ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie,du Budget et de la Privatisation. Travailleur acharné, M. Jean Ping  est nommé par Omar Bongo au poste de ministre de la Planification, de l’Environnement et du Tourisme. Poste qu’il occupera du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999.Puis,il est propulsé par la suite aux fonctions de ministre d’État,ministre des Affaires étrangères,de la Coopération et de la Francophonie du 25 janvier 1999 au 6 février 2008,date à laquelle il devait quitter son poste pour  sa nouvelle fonction de Président de la Commission de l’Union africaine à Adis Abéba en Éthiopie.Jean Ping est marié et père de  famille.

Sur le plan bibliographique,il a publié en 2002 aux éditions l’Harmattan,un livre qui a pour titre :< < Mondialisation ,Paix,démocratie et développement en Afrique :l’expérience gabonaise >>.Ce livre a été préface par   le ministre français Hubert Védrine.

Sur le plan honorifique, il a été élevé en 2006 au grade de Grand Officier de la Légion d’honneur par l’ambassadeur de France au Gabon au nom du Président Jacques Chirac.     

 

 

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ENTRETIEN EXCLUSIF

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ENTRETIEN  EXCLUSIF

La politique américaine dans le monde est un sujet d’un grand intérêt au moment où la conquête de la  Maison Blanche entre Républicains et Démocrates fait la Une des médias de la planète. Qui succèdera en janvier 2009 au néo  conservateur Georges W Bush embarquer  militairement sans succès en Irak et en Afghanistan sous le fallacieux prétexte de l’instauration de  régimes démocratiques dans le monde arabo-musulman? Pour en savoir davantage  sur la politique des  faucons de l’administration Bush dont le slogan serait celui-ci  :<<On est avec nous ou alors contre nous. >>

Nous sommes allés à la rencontre  du Pr. Donald Cuccioletta, directeur de recherche à la chaire Raoul-Dandurand  pour les Études stratégiques et diplomatiques de l’université du Québec à Montréal (UQAM), considéré comme l’un  des meilleurs spécialistes canadiens de la politique américaine, ancien professeur   à la New York State university pendant de nombreuses années   et membre de l’observatoire canadien sur les Etats-Unis.

L’administration Bush justifie sa présence en Irak et en Afghanistan par la lutte contre  le terrorisme  d’Al Qaeda et l’instauration de  la démocratie. Pourtant, la  guerre est aussi une affaire de business pour des géants comme l’avionneur Boeing avec ses hélicoptères Apache. Qu’en dites vous?

Je suis tout à fait d’accord, la guerre est devenue un business, le business de la guerre. Toute l’histoire américaine surtout depuis la Deuxième Guerre mondiale, les Etats-Unis sont devenus le pays hégémonique, toutes les actions prises par les militaires ont un lien avec les actions prises par ce que l’on appelle les transnationales. L’un ne va pas sans l’autre et si l’on regarde véritablement la politique étrangère américaine, on cite deux grands acteurs dans cette politique, en premier,il y a Wall Street,   le bastion de la classe économique américaine, ensuite,il y a le Pentagone. Et celui qui fait le lien entre les deux, c’est le Département d’État ou le Département  des affaires étrangères. Donc, effectivement, tous ces centres nerveux sont liés. Il y a aussi le complexe militaro-industriel qui est à la base aussi de beaucoup  dans l’économie américaine et qui paie de gros salaires. Mais ce complexe militaro-industriel pendant une quarantaine d’années se spécialisait à l’intérieur des frontières des Etats-Unis. Avec la mondialisation (rire), ce complexe militaro-industriel est devenu des porteurs militaires américains à travers le monde. Il n y a pas un seul pays au monde qui n’est pas touché par ce complexe militaro-industriel. Il produise  sur place ou au États-Unis, des armes nécessaires pour mener  des  guerres locales. Pour cette raison, si les américains financent les guerres locales, cela fait leur affaire sur le plan politique. C’est cette étendu de la militarisation qui ne devient pas seulement une arme de domination mais aussi une arme de profit. Moi je pense que dans le cadre du contexte du capitalisme mondialisation, des militaires sont devenus aussi des agents commerciaux.

À l’époque du Président Ronald Reagan, ce dernier avait qualifié l’ex Union soviétique de l’Empire du mal .Aujourd’hui, nous passons à ce que le Président George W Bush a appelé l’Axe du mal. Quelle analyse pouvez-vous faire de ces deux propos?

Quand Reagan parlait de l’Axe du mal, il visait ou ciblait l’Union soviétique parce que dans sa tête à lui, le progrès américain sur le plan politique, économique et culturel car aux Etats-Unis, la culture est un aspect économique, et militaire était freiné par les positions de l’URSS en Europe de l’est et son influence dans une partie du monde. Aussi, pour le Président Reagan, il fallait détruire cet empire qui à ses yeux était la manifestation du mal afin que les Etats-Unis puissent avancer dans leur hégémonie mondiale.

La disparition de l’empire du mal fait que finalement, le monde éclate et on voit un peu partout le chaos régner. Quand on arrive au discours de George W Bush, il parle de l’Axe du mal, qui selon lui ou les néo conservateurs dépassent uniquement les frontières d’un pays. Il s’agit ici d’une idéologie  civilisationniste que les néo conservateurs appellent islamo fascistes.

L’Axe du mal dans la tête de Bush, c’est la Syrie, l’Iran, l’Irak …et tous les pays qui renoncent au cadeau de la belle démocratie américaine. Ce terme a été bien utilisé car on sait qu’aux Etats-Unis, les communications jouent pour beaucoup, elles peuvent aider à porter un message. Si on complique le message, le peuple américain ne comprendra pas. Donc quand on dit l’empire du mal ou l’axe du mal,  les américains très religieux savent la différence entre le bien et le mal. Le contexte n’est pas si différent  en ce sens que l’Axe du mal, désigne ici, une association de plusieurs pays qui sont la manifestation du mal dans ce 21ème siècle. C’est là, quelque chose de très simpliste mais tout a fait vrai et assez pour faire comprendre à la population américaine que l’aventure militaire dans plusieurs pays du monde est par souci pour vous autres, citoyens des Etats-Unis. L’Axe du mal, une expression simple, concise, du grand marketing, du marketing fantastique. Et nous savons que le complexe militaro-industriel, c’est la classe économique, c’est Madison Avenue,  et  les grands groupes  américains de marketing peuvent aider à trouver des phrases simples et  directes pour aider à tous les américains y compris ceux qui n’ont pas d’éducation d’être fier de dire :<< Mon gars, mon gouvernement me défend. >>

Après la chute du mer de Berlin et  la fin de la bipolarisation du monde, l’ex URSS avait perdu toute son influence  géopolitique, géostratégique et géoéconomique sur la scène internationale. Depuis l’arrivée de Poutine, la Russie revient en force et commence à peser de tout son poids dans la marche des affaires du monde et à inquiéter grâce au renouvellement de son arsenal nucléaire et son poids énergétique et gazier avec le géant Gazprom,qu’en dites vous?

Moi, je pense que oui, il y a deux choses, Poutine a besoin de tenir un discours belliqueux vis-à-vis des Etats-Unis car il se sent un peu encerclé par le bouclier anti missile qu’on a installé en Pologne, en République Tchèque et en Roumanie. Pour Poutine, il faut ce discours pour satisfaire les nationalistes de son pays. Ensuite, les Russes n’acceptent pas que les décisions prises au Moyen Orient par exemple soient prises par les Etats-Unis  sans consulter la Russie, les russes se sentent comme non existants. Et pour les russes, c’est inacceptable car ils disent qu’ils connaissent cette partie du monde depuis des centaines d’années et en plus, ils sont presque dans le même continent puisqu’une partie du vaste territoire de la Russie se trouve en Asie. Les américains alors qu’ils souhaitent voir la Russie entrer de plein pied dans le capitalisme,le libre marché ne les consultent plus sur questions jugées nécessaires par l’administration russe. Aussi, Poutine se sent comme isolé d’où son discours belliqueux et sa volonté de  se faire reconnaître une place importante sur la scène internationale. La Russie a commencée à développer des missiles de longues portées, de jouer  la carte de l’énergie. Nous savons déjà que la Russie et la Chine ont signé des pactes de non agression pourtant ils étaient des anciens ennemis. Aujourd’hui, ils font des manœuvres militaires ensemble. Cela voudrait dire que l’Asie est entrain de s’organiser. Les russes estiment que les américains ne les ont pas respecté comme un grand peuple, il faut le dire. C’est le seul pays que je connais dans l’histoire qui en l’espace de 75 ans, a eu deux révolutions à savoir  bolchevique et démocratique après un totalitarisme stalinien. Il faut le faire. Il y a peu de peuples dans le monde qui ont pu en arriver là, pour cela il faut respecter le peuple russe. Or les américains ne respectent pas assez les russes et les citoyens de ce pays le ressentent. C’est pourquoi, Poutine ressent au sein de la population, cette amertume. Les russes  n’acceptent pas qu’on les mettent derrière voire dans le frigidaire. C’est une situation vraiment malheureuse,il ne faut pas oublier qu’il y a encore au sein de la Russie,des forces d’extrême droite,le néo fascisme grandit,le néo nazisme grandit,il y a encore des armes nucléaires qui circulent dans ce pays  et sont fabriquées. Aussi, je pense que les Etats-Unis auront à réévaluer dans l’avenir de A à Z, de fond en comble, l’ensemble de leur politique étrangère si on veut éviter des catastrophes au 21ieme siècle. Il y a une chanson qui vient d’un poète canadien nommé Léonard Cowen, c’est un grand poète. Ce dernier a affirmé qu’avec la chute de l’Union Soviétique, il a vu l’avenir et l’avenir s’appelle le meurtre. Malheureusement, on n’a pas coutume d’écouter assez les poètes.

La politique de reforme et d’ouverture instituée par le patriarche chinois Deng Xiaoping en 1978 avait  permis la Chine de devenir la superpuissance émergente du 21ième siècle. La politique du containment ou d’endiguement des Etats-Unis visant à freiner l’Empire du milieu dans son ascension aura-t-elle des chances de succès face à ce géant décidé de jouer le premier rôle sur la scène mondiale, notamment sur le continent africain où son poids est réel comparativement aux américains dont le regard est encore tourné dans le Golfe malgré son échec en Irak et en Afghanistan jusqu’ici ?

Actuellement, nombreux sont les chinois qui n’aiment pas le réarmement  du Japon. Historiquement, le Japon et la Chine ont toujours été des ennemis. Les chinois ne sont pas contents de savoir que les américains sont entrain de réarmer l’Empire du soleil levant. Les Chinois ne se sont pas heureux que les américains aient donné à l’Inde, l’arme nucléaire ou la bombe atomique. Les chinois n’aiment pas que la guerre se fasse en Afghanistan qui est sur leur frontière. La Chine n’est pas fière  de savoir que l’administration Bush veuille bombarder éventuellement l’Iran car c’est un grand  fournisseur de pétrole pour ce pays. Donc, la Chine n’aime pas cela même si elle ne se prononce pas  car la politique chinoise, c’est d’observer, regarder et réagir au bon moment. Moi, je pense que  la Chine pour l’instant refuse toute forme d’agressivité ou de bras de fer  vis-à-vis des États-Unis.

La Chine cette année accueille les Jeux Olympiques. C’est l’occasion pour elle de montrer au monde qu’elle est un grand peuple qui se transforme et n’est pas si méchant que les autres veulent le présenter au monde.Moi je pense qu’au niveau de la présidence chinoise et des instances du parti communiste, on a concentré toutes ses forces sur le succès des J.O. Après 2008, je suis certain que les chinois vont se tourner vers d’autres défis notamment de politique étrangère. Pour l’instant, je pense que la Chine veut grossir, grandir, devenir hégémonique sur le continent asiatique d’abord. Seulement, ma préoccupation est celle savoir si la Chine en voulant devenir hégémonique est prête à assumer tous les problèmes dont-elle fera face  lorsqu’on se rend compte que l’armée chinoise n’est presque présent nulle part dans le monde?

D’autre part, on constate aussi que la Chine est entrain d’acheter l’Afrique. Et moi, je pense que la prochaine confrontation entre la Chine et les Etats-Unis n’aura pas lieu en Asie, mais bien sûr en Afrique. Déjà, on semble constater que le côté est de l’Afrique sera largement dominé par la Chine et le côté ouest par les Etats-Unis. C’est la nouvelle recolonisation de l’Afrique, une nouvelle forme de colonialisme selon moi. Est-ce que la Chine va prendre la voie du communisme ou du socialisme, seul le temps nous le dira. Quand je regarde la Chine, je trouve cela excitant, c’est un laboratoire, je ne sais pas où les chinois s’en vont, il n y a personne pour le dire. Quand j’entends au Canada, certaines personnes de la classe économique dire, la Chine est capitaliste, ce n’est pas tout à fait vrai. Le Patriarche Deng Xiaoping avait compris qu’il fallait rendre la Chine prospère puisqu’on  ne peut pas vivre continuellement dans la pauvreté comme des paysans. Ce dernier a voulu expérimenter le capitalisme à la chinoise pour créer de la richesse pour la redistribuer et de nouvelles classes sociales prospères.Il y a 900 millions de paysans qui ont été évacués de leur terre pour nationaliser les propriétés, qu’est-ce qu’on a fait de ce monde là?

Je pense qu’aujourd’hui,pour l’humanité,avant de prendre une décision,il faut examiner ce pays, penser à la Chine et à son point de vue,il faut se demander qu’est ce que cette Chine va faire en Asie,vis-à-vis de la Russie,l’Inde,du Japon,et de Taiwan aussi. Le jour où la Chine, l’Inde et la Russie se mettront ensemble dans cette partie du monde, ils risqueront de dicter leur loi et faire trembler le reste du monde. Mais il faut reconnaître que l’élément le plus dangereux, c’est encore la politique américaine qui est en Asie pour contrôler cette partie du monde, non pas pour aider et c’est cela qui risque être facteur d’affrontements dans cette région. Je suis fasciné par la Chine et son peuple, j’observe avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe dans ce pays même si tout n’est pas parfait. Contrairement aux indiens, l’Inde est une puissante économique mais sa technologie est empruntée aux américains,à l’occident alors que c’est le contraire en Chine car les ordinateurs chinois sont crées et conceptualisés  par le savoir faire des chinois. Les  fusées, les missiles  et autres engins spatiaux chinois sont made in China et une technologie  non pas copiées à la Nasa. C’est fascinant et très intéressant et c’est l’une des raisons pour laquelle les américains, Washington a peur de perdre leur leadership dans quelques années.

Les élections américaines de novembre s’annoncent excitantes entre les Républicains et les Démocrates au moment ou les primaires surtout dans le camp démocrate présentait dans l’histoire politique des Etats-Unis, deux candidats exceptionnels, d’une part, une femme, la sénatrice   de New York Hillary Clinton et d’autre part, un brillant et éloquent noir ou africain américain, le sénateur de l’Illinois Barack Obama,tous les deux crédités de sondages favorables et de chances sérieuses pour diriger le monde à partir du bureau ovale . Quelle analyse pouvez-vous en faire?

Après les premiers signes, je pense qu’au niveau des républicains, ce sera certainement John Mc Cain même si sur le plan interne, on peut le considérer comme un républicain modéré alors que sur plan externe, c’est un faucon. Quant au camp   démocrate où la course demeurait  intéressante entre Barack Obama et Hillary Clinton, il est vrai, Mme Clinton pouvait  se prévaloir d’avoir plus d’expérience, ensuite elle pouvait  se servir de ses multiples relations pour résoudre une situation délicate, cette dernière avait  déjà passée 16 ans d’une grande expérience politique soit 8 ans comme sénatrice  de New York  et le reste du temps au côté de son époux à la Maison Blanche. Elle a eu l’opportunité de savoir au jour le jour comment se passe l’administration des Etats-Unis. Mais tout ceci ne lui donnait pas le pouvoir de penser qu’elle pouvait  être forcément le meilleur candidat  et Président du camp démocrate.

Le sénateur Barack Obama, malgré le fait qu’il était  sénateur depuis deux ans à peine amène un espoir pour peuple américain, une volonté de changement profond. Il faut savoir que historiquement, il y a des moments de destinée dans l’histoire américaine pendant lesquels le peuple américain a appuyé de jeunes Présidents en Leurs  faisant entièrement confiance comme capitaine du bateau superpuissant des Etats-Unis. M. Barack Obama amène un optimisme, un bol d’air, un vent nouveau après de tristes souvenirs de l’administration Bush et les américains en ont besoin. Après les premières victoires du jeune sénateur Barack Obama et dans certains États avec le double du score de Mme Clinton comme en Caroline du sud, je me suis aperçu que  chez les  démocrates, un choix semblait se dessiner pour affronter le candidat républicain en novembre prochain. Cependant,il faut noter que la campagne de Hillary Clinton,ce n’est pas juste elle,c’est aussi son mari,l’ancien Président Bill Clinton, c’est un duo que certains média ont vite fait d’appeler la campagne Billary. Le premier avantage du clan Clinton, c’est d’avoir une machine qui est en marche depuis de nombreuses années. Ensuite, il y a beaucoup de monde dans l’appareil politique et économique américaine qui leur doit des faveurs quand  Bill était au pouvoir. Donc, c’est sûr qu’ils vont appeler ces gens pour demander leur soutien. C’est  le seul handicap qui peut jouer à la dernière minute à la défaveur de Barack Obama. Car  le  système politique américain est très complexe, ardu et difficile, les relations, les lobbies et la machinerie d’influence peuvent déjouer tous les pronostics. Il faut dire que malgré tous ces acquis du clan Clinton, on regarde l’espoir de ce jeune homme qui est rafraîchissant, avec un beau sourire, à l’écoute des aspirations du moment de la société américaine. Et le peuple américain s’interroge en même temps, pourquoi ne pas confier à ce jeune américain fut-il noir, le destin de nous conduire vers des lendemains meilleurs puisqu’il en a les capacités et la volonté? Je pense que les américains de toutes les classes et au-delà des considérations historiques notamment raciales pensent qu’il est temps,le moment tant attendu de faire confiance au jeune sénateur et brillant avocat noir Barack Obama. Au début, je prenais pour vainqueur Hillary Clinton, aujourd’hui, ce n’est plus le cas, c’est l’inverse ou alors l’égalité des chances d’accéder à la Maison Blanche. Le sénateur Barack Obama est un phénomène, j’insiste encore sur le qualificatif de phénomène. Et je suis sûr que  demain matin, si la planète entière devait voter, je suis convaincu qu’une grande majorité voterait pour Barack Obam

   Propos recueillis à Montréal   par Ferdinand Mayega

  L’INDE DE CE SIÈCLE

 L’émergence d’une grande puissance économique     

 L’État de l’Inde autrefois considéré comme  le bastion de la pauvreté donne désormais au monde entier,l’image d’un pays dont les transformations sociopolitiques,économiques et technologiques font dire aujourd’hui même aux plus sceptiques qu’elle est devenue une puissance émergente de notre siècle.

Ce pays d’Asie dont la devise << Satyameva jayate >> en langue Sanskrit signifie « Seule la vérité triomphe«    est passé en l’espace de quelques années de son statut moins glorieux de pays au niveau  de vie parmi le plus bas du monde et sans espoir de développement à celui d’un des moteurs de l’économie mondiale  .En effet, le peuple indien grâce à l’éducation,la recherche scientifique et technique et l’innovation technologique  est entrain de rattraper son retard sur les principales puissances occidentales. Pour donner la mesure de son savoir faire dans des domaines variés notamment dans la conquête de l’espace, l’Inde a lancé l’an dernier, une capsule spatiale inhabitée pour une mission de 12 jours et qui est revenue sur l’atmosphère terrestre, le 22 janvier 2007 .Ensuite, il faut dire que la fusée indienne Polar Satellite Launch Véhicule (PSLV) a déjà placé sur orbite, plusieurs satellites de communication notamment deux satellites de ce pays, indonésien et argentin. Ensuite, il faut noter qu’à ce jour, l’Inde compte au moins 9 satellites géostationnaires opérationnels dans l’espace. Cette technologie a permise  dorénavant  à ce grand pays de se lancer dans des secteurs comme la télémédecine et la télé éducation afin de promouvoir encore davantage l’éducation pour  chaque citoyen et à faire face à des interventions à distance pour des opérations complexes.

L’économiste américain, Jeffrey Garten, doyen de la Yale school of management   estime que la République de l’Inde fait partie de ce qu’il appelle <<The Big Ten >>. C’est à -dire  les dix pays émergents du 21ème siècle. Il s’agit des États  qui vont complètement changer  le visage  de la géoéconomie mondiale de notre siècle. Parmi ces pays,   il y a  l’Afrique du sud, le seul pays du continent noir. D’après une étude de M. Jean Joseph Boillot, ancien conseiller financier auprès de la mission économique de France à New Delhi, la croissance de l’Inde pourrait dépasser celle de la Chine à l’horizon 2010-2015.  Il s’est  fondé sur le développement rapide et spectaculaire de ce pays dont les transformations sociales, économiques et la croissance durable   se poursuivent à un rythme effrayant.      

Tout comme la Chine, l’Inde est une grande civilisation millénaire ayant eu dans son histoire, des périodes florissantes. Déjà en 1700, Le Pays de Mahatma Gandhi au même titre que celui de Deng Xiaoping dominait l’économie mondiale. A cette époque, le revenu de l’Inde était de 22,6% à égalité avec celui de la Chine. Après avoir sombré par la suite, cet État  revient en force sur la scène mondiale.

Les indicateurs économiques prouvent à suffisance que ce pays joue un rôle non négligeable dans la nouvelle architecture de l’économie de planète à l’heure de la mondialisation.Ce pays de 1100 millions d’habitants, le deuxième le plus peuplé du monde derrière la Chine, pour une superficie de 3.287.590km2 est devenu officiellement indépendant, le 15 août 1947 après  plusieurs décennies de domination anglaise. Son taux de croissance en 2006 et 2007 tournait autour de 9%.Quant aux autres indicateurs de la dynamique de son économie, son Pnb en 2005, le 10ème en terme de valeur dans le monde  était évalué à 793 milliards de dollars soit un  Pnb/Hbt   situé aux alentours de 720 dollars pendant la même période.

Le secteur des services, son industrie et son agriculture sont au cœur de ce qu’on pourrait appeler la renaissance de l’Inde. Le secteur des services représentait  en 2005, 51% du Pib, l’industrie 27% et l’agriculture 22%.Quant à l’emploi dans ces différents secteurs de l’activité économique, il faut noter que l’agriculture emploie  environ 50% , 29% de l’emploi est  dans le secteur des services alors que 21% se trouve  dans l’industrie. Pour ce qui est du taux de chômage, en 2004, il était de 25% et grâce à la politique économique impulsée par le gouvernement du Premier ministre Manmohan Singh qui a pris ses fonctions la même année, le chômage a chuté à 10% et les efforts se poursuivent pour reculer au plus bas, ce niveau du chômage en Inde. La réussite de cette politique économique de lutte contre les inégalités et le chômage  est en partie dû à l’investissement massif de capitaux dans le pays. D’après les keynésiens, nous savons que l’investissement est déterminé par la consommation c’est à- dire  par la croissance, donc par la relance,la régulation du taux de chômage et,par conséquent,la réduction de la pauvreté avec la redistribution des fruits de la croissance.

Le pays du premier prix Nobel asiatique d’économie Amartya Sen en 1998,  est devenue le 1èr producteur et exportateur de médicaments générique au monde. Ranbaxy, la première industrie pharmaceutique  indienne emploie aujourd’hui plus de 10.000 salariés pour un chiffre d’affaire avoisinant 1,5milliard de dollars.

Le secteur des Tic est en pleine croissance car les informaticiens indiens sont parmi les mieux qualifiés  du monde et leur expertise dans des domaines comme le génie logiciel est mondialement reconnue aujourd’hui.

L’industrie de l’automobile monte en force avec un constructeur comme TATA qui a récemment lancé une voiture   jugée économique pour les classes sociales moins aisées du pays et du monde. Quant à l’industrie cinématographique indienne, ce secteur génère une grande valeur ajoutée dans l’économie du pays. En effet, cette industrie est la plus prolifique du monde et emploie des milliers d’indiens. Bollywood, à l’exemple d’Hollywood est le centre nerveux du cinéma de ce pays dans la ville de  Mumbai, nommée autrefois Bombay.

 La ville de Bangalore est devenue la vitrine économique de cette Inde prospère de ce siècle. L’Inde, la plus grande démocratie au monde  affiche avec ambition, son rôle incontournable dans la marche des affaires de notre village global. Le continent  africain doit s’en inspirer aussi pour effectuer une mutation profonde et durable  de son économie extravertie dans les prochaines décennies.

  Ferdinand Mayega 

La Diplomatie au service des affaires

  Éditorial

  La Diplomatie au service des affaires

La diplomatie, dit-on souvent, est l’art de bailler la bouche fermée. En effet, le 21ième siècle, est de plus en plus marqué par des conflits qui ensanglantent le village planétaire et pèsent pour beaucoup dans l’instabilité du monde et la paix durable  entre les peuples  et les nations.

Cependant, nous assistons de plus en plus avec la percée du capitalisme triomphant,  instauré avec la mondialisation et dicté par le géant américain et un poids lourd comme la Chine…sans oublier  de grandes multinationales,véritables  États financiers et puissants,plus  riches que de nombreux pays pauvres réunis dont la pesée  influence la marche des affaires du monde et la diplomatie de l’humanisme, à l’avènement d’une nouvelle forme de diplomatie moins ouverte,mais  plus subtile , qu’on pourrait appeler la diplomatie de l’autruche et du profit,la diplomatie capitalistique ou du pouvoir de l’argent voire tout simplement la diplomatie des affaires et des réseaux .

Dès lors, nous assistons avec la montée vertigineuse du pouvoir de l’argent, des lobbies financiers et industriels avec leurs tentacules dans les cercles de décision des États, à une nouvelle conception   des relations diplomatiques fondée non plus uniquement et prioritairement sur les relations d’État à État, mais davantage sur les relations des affaires sous le couvert de l’accréditation d’un ambassadeur  . Ces relations  vont au-delà de la simple présence  d’un chef de mission diplomatique, représentant de son pays auprès de l’État pour lequel est il est accrédité.La diplomatie des affaires est désormais le bras séculier  à travers lequel, une nation parvient à véhiculer son savoir faire technologique,  et culturel et à faire  gagner de gros marchés à ses entreprises à l’étranger. Il est plus facile aujourd’hui de voir un  chef d’État ou de gouvernement d’un pays riche négocié personnellement l’achat par un pays tiers, des avions de transport fabriqués par un constructeur aéronautique de son pays.

La concurrence est devenue si forte dans la conquête des marchés aussi bien entre pays riches, émergents ou pauvres au point qu’on observe avec amertume que certains contrats ont souvent été signé sans un véritable appel d’offres international. Et quand bien même un marché a été attribué à une compagnie d’un pays donné, cet appel d’offres international n’est souvent qu’une simple formalité car le choix échappe de plus en plus  aux règles exigées en la matière par l’OMC. Les conséquences de cette soumission  à une entreprise sur la base des relations particulières ou amicales entre pays ou chefs d’États  violent constamment les règles du marché, et empêchent une concurrence saine et parfaite entre compagnies oeuvrant dans le même secteur. En outre, cette diplomatie souterraine mais plus efficace, semble t-il aujourd’hui, influence généralement les rapports de force,les positions des chefs d’États à la recherche des débouchés commerciaux pour leurs entreprises auprès des pays voyous, qui portent violemment atteintes aux droits de la personne. Il est souvent plus embarrassant voire ennuyeux   d’indexer  un pays  de violation des droits de la personne, et par ailleurs d’espérer en retour les bonnes grâces d’un  chef d’État qui lance un appel d’offres international. Face à cette situation bien ambiguë, il n’est pas du tout aisé et facile de prétendre donner des leçons de démocratie et penser     gagner un marché juteux pour son entreprise nationale de plusieurs millions voire milliards de dollars quand bien même sa  compagnie nationale est leader mondial dans son domaine et offre ses services à des prix dépassant toute concurrence.

 Pour preuve, rappelez vous les conséquences néfastes pour les contrats d’entreprises françaises en Libye de plusieurs milliards de dollars suite aux   protestations de  la visite en France du Président Kadhafi, jugé  de violation des droits de la personne dans son pays et de refus d’instaurer la démocratie. Le  Président Sarkozy a été tout au long de cette visite officielle, bien ambararrassé entre le souci de pouvoir signer des contrats juteux pour les compagnies françaises et parler des droits de la personne à son homologue libyen. La sortie médiatique de Mme Rama Yade, la secrétaire d’État aux droits de l’homme  et ses déclarations bien que normales ont permis de mettre en veilleuse voire de suspendre tous les accords commerciaux qui devaient être signés pendant cette visite.

En revanche,l’accueil chaleureux réservé au Guide suprême de la Jamahiriya par le roi Juan Carlos  d’Espagne et la classe politique espagnole ,bref le peuple espagnol a été à l’origine de la signature de plusieurs accords commerciaux pour les entreprises de ce pays  en Libye. Il s’agissait presque pour le Président Kadhafi de répondre autrement encore aux français de l’humiliation dont-il a été victime moins d’une semaine dans ce pays.

 La diplomatie des affaires a ses lois et ses règles qui échappent souvent aux analystes et autres experts des questions de relations internationales. Parce que  sa lisibilité en prend un sérieux coup. De nos jours, la diplomatie des affaires est devenue incontournable dans la diplomatie classique pour plus de visibilité,l’accroissement des investissements et des échanges commerciaux entre États partenaires,et donc   la croissance économique avec  la lutte contre le chômage. Il n’en demeure pas moins vrai que cette nouvelle forme de coopération bilatérale doit être soutenue par l’éthique et prendre en compte le respect des droits de la personne  pour   un développement durable et humain intégral.

 

Ferdinand Mayega

revision constitutionnelle pour une immunité

 REVISION CONSTITUTIONNELLE POUR UNE IMMUNITE

L’Assemblée Nationale de notre pays a adopté avec un jour d’avance le projet de loi portant sur la révision constitutionnelle seulement vieille de douze ans à peine. On savait que le gouvernement ne devait faire que l’effort de le déposer, car le reste devait se passer de façon naturelle eût égard à l’écrasante majorité du parti au pouvoir dans cet Hémicycle. Comme on peut le comprendre il s’agit d’une opportunité politique, le Rdpc étant ultra majoritaire à l’Assemblée nationale. Mais tout le monde y voit la volonté du chef de l’état de s’éterniser au pouvoir, beaucoup d’élément militent en faveur de cette assertion mais quelques autres éléments nous permettent de penser  qu’à cela peut s’ajouter une basse idée d’immunité. Et s’il ne s’agissait que de cela ?

Le parti au pouvoir a mis un point d’honneur à gagner les dernières consultations populaires par une majorité tout au moins absolue sinon écrasante bénéficiant ainsi de ce que l’opposition avait lâché prise sachant que tout les compteurs seront remis à zéro en 2011. L’opposition est ici victime d’avoir fait confiance à la constitution qu’elle a participé à faire adopter, dernier moment de démocratie s’il en fût, car tous le disaient : c’était une parmi les moins mauvaise d’Afrique. On s’en rend compte aujourd’hui le parti des flammes et surtout son président pensait le contraire mais le cotas parlementaires ne lui permettaient pas d’envisager les choses à sa dimensions. Force est de constater qu’à la différence des hommes politiques de notre opposition, Biya a une vision politique à long terme. Cette constitution ne lui plaisait pas, il voulait « sa » constitution, il a attendu l’opportunité qui pouvait lui permettre de l’avoir, il l’a.

A peine les élections qui ont porté le RDPC au pinacle jamais atteint par aucun parti depuis que le Cameroun a renoué avec le multipartisme finissaient que s’élevait de partout des motions de soutien, forme d’expression affectionnée par la pseudo-base du parti le plus puissant de notre pays et pour des raisons évidentes. Le président de la république tenait en fin ce qu’il voulait. Mais que cherchait-il vraiment ? Pour l’opposition : demeurer au pouvoir rompant ainsi l’équilibre qu’ils s’étaient donnés, pouvoir et opposition, avec la limitation du nombre de mandat à la tête de l’Etat. Quelques voix se sont élèves parmi les intellectuels du pays pour dénoncer cette décision anticonstitutionnelle entrainant une rupture avec la démocratie tout cours   pourtant très chèrement acquise. En regardant mieux on pourrait dire que Paul Biya nous donne de penser qu’il n’est peut être pas libre de partir même s’il le veut. On serait donc à dire que les vraies raisons de cette volonté de révision constitutionnelle restent encore des supputations trouvant des justificatifs valables chez les  uns comme chez les autres. Toutefois une disposition de cette nouvelle constitution attire l’attention de quelques observateurs : L’immunité à vie de tout ancien président de la république. Quand on regarde ce qui se passe au Cameroun, quitter le pouvoir sans une garanti de ce genre était sans doute courir des risques que Paul Biya pouvait bien avoir voulu maquiller en volonté de se représenter. Que serait alors sa popularité quand au moment M de l’annonce des candidatures le grand homme annoncerait sa non-présentation ? Qu’on ne s’y trompe pas le chef de l’état, s’il a des déclarations d’une certaine forme à faire, ne les fera qu’au tout dernier moment. Certains diront qu’embrouillé par trop de choses à faire le président n’a pas eu le temps de se choisir un dauphin qui pouvait lui assurer, après de bons et loyaux services rendus à la nation, l’immunité absolument nécessaire. Et encore que tous ceux sur qui il pouvait compter se font épingler les uns après les autres sous son initiative et donc seul la constitution pouvait lui assurer cette immunité comme quoi les apprentis sorciers ne sont pas toujours ce que tout le monde croit. S’il ne s’agit que de cela, alors la chose ne manquerait pas d’inquiéter proprement l’observateur le moins perspicace car ne pas regarder la situation sur ce coté aussi serait se focaliser à seulement de la politique politicienne. 

Des spécialistes du droit pour ce cheque en blanc donné à un une personne même scrupuleuse tentent de rassurer le peuple en parlant du principe de l’état de droit dans sa plénitude. Et le président de la république  qui l’incarne  devrait lui-même en être soumis. Aussi nous parle t–on de la haute trahison comme crime dont le président de la république devrait être lui même soumis mais toutefois très difficile à déterminer et surtout pendant l’exercice des ses fonctions. Qui oserait s’attaquer à un chef d’état  africain en fonction en général et celui camerounais en particulier ? Les seules possibilités ne pouvaient s’offrir qu’au moment des bilans seulement : les présidents ont désormais la possibilité de rester au pouvoir à vie dans un pays où la justice est un instrument du pouvoir. Il ne reste alors que la bonne foi de celui qui est à la tête de l’état. Dans un pays où l’on accorde ce genre de cheque en blanc on devrait s’assurer de l’indépendance du pouvoir judiciaire garantissant  aux magistrats toute liberté d’action sur tout délit commis par n’importe quel personnalité pourvu qu’il soit en accord parfait avec la loi. Nous n’avons aucun doute que Paul BIYA aime ce pays et qu’il essaie seulement de le doter des instruments modernes lui permettant de rimer avec son temps et nous essayerons de nous convaincre qu’il ne fait pas les choses à la dimension de sa seule personne. A cet effet il lui est nécessaire de disposer d’une certaine marge de manœuvre pour conduire le Cameroun vers une direction acceptable par le plus grand nombre. Aussi doit il mettre en place les autres dispositions de « sa » constitution : la cour constitutionnelle, le sénat, les législatures régionales…Pour qu’en fin s’installe une démocratie où un chef de l’état, qui ne sera plus lui, aura tout assortiment d’éléments l’obligeant à l’auto-surveillance. Nous souhaiterons voire mis sur pied une société d’organisation des élections doter d’une autonomie  et d’une liberté totale pouvant ainsi assurer la transparence des différentes consultations populaires dans notre pays. Et jusqu’en 2011 notre président dispose tout juste du temps nécessaire pour. Nous avons la faiblesse de croire que, vouloir un mandat supplémentaire enverrait  à des sentiments plus que mitigés.

Paul Biya  peut le dire, comme il aime à le dire qu’il a apporté la démocratie à ce pays car rien ne prouve que si un autre président était en place les choses  eussent passés de la même façon mais ne dit pas non plus que les choses se soient passées de la meilleure des façons possible. Mais personne n’a le don d’ubiquité nous ne pouvons effacer le passé. Les camerounais ont certaines raisons de se féliciter bien que l’on ne puisse pas s’attendre à ce que tout le monde soit satisfait ceux du RDPC au moins le sont. Au Cameroun quand le parti des flammes  est d’accord, le Cameroun écrit des motions de soutien. On peut le comprendre ; les majorités du Rdpc au parlement se sont améliorées au fur et à mesure des législatures jusqu’à en devenir écrasante pour celle en cours et certains observateurs peuvent y lire une certaine satisfaction des camerounais à la politique du pouvoir en place. Nous décidons de l’accepter comme un fait avéré et dire malgré tout au meilleur élève de Mitterrand que le bon maître est celui qui après avoir porté une connaissance à ses élèves, doit permettre à ceux-ci de s’assumer. Alors de deux choses l’une : ou bien on n’est pas sûr de la leçon qu’on a donné alors la formation du maître est relative ou la leçon male préparée, ou bien on est fier de la leçon qu’on a donné et donc les élèves on reçu une formation adéquate leur permettant d’assumer leur destin. Dans ce dernier cas, la fierté du maître ne doit pas s’exprimer de beaucoup de façons à notre avis : laisser faire ceux qu’on a formé. Cela ne signifie pas à notre avis se retirer au contraire, puisque le nombre de mandat n’est plus limité mais pas obligatoirement successive aussi. L’autre bonne leçon de démocratie qu’aura apporté l’homme du 6 novembre est aussi de n’avoir pas choisi de dauphin et d’avoir déclaré ne pas vouloir le faire donc que ceux de son bord se le tiennent pour dit. Toute cette agitation constatée de-ci de-là à notre avis montre que si ceux d’ailleurs ont reçu la leçon de démocratie les cadres du Rdpc n’ont pas compris cette leçon. Ils y vont par tous les moyens dilatoires possibles en particulier ceux qu’ils ont breveté : les motions de soutien obligeant leur chef à rester le plus longtemps possible tant qu’il n’aura pas choisi le « bon » dauphin. Or se rend compte d’une chose : il semble avoir autant de « bons » que de cadres, ce qui risque de rendre le choix difficile si telle est qu’il y avait une volonté à le faire. En tout cas le chef de l’état a fait son devoir, il a fait ces déclarations et par « sa » constitution, il s’est accordé son immunité, continuer à occuper un fauteuil qui ne lui est plus utile ne le sert certainement pas et non plus davantage le Cameroun.

La bonne question à notre point de vue est des intérêts sont ils en jeux ici ? Une réponse à cette question peut résoudre certains  problèmes du Cameroun.

 Emmanuel Ekouli  à Yaoundé                                 

STATIONNEMENT DANS LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL

     STATIONNEMENT DANS LA MÉTROPOLE DE MONTRÉAL

    PEUT-ON FAVORISER LA ROTATION DURABLE DES VEHICULES? 

Le problème de l’inadéquation entre l’offre des parkings de stationnement et la demande de plus en plus forte, avec l’accroissement de la population urbaine et du parc automobile de Montréal exige désormais à tous les acteurs concernés  de se pencher sur la question.

La ville de Montréal, fondée par le Sieur Paul de Chomedey de Maisonneuve, le 17 mai 1642,  s’est vue installer  le premier parcomètre en 1958 sur la place D’Youville appelée autrefois << Pointe à Callière >> et au centre-ville dès 1981.

De nos jours, le problème du stationnement se pose avec acuité dans cette métropole insulaire. Car elle  connaît aux fils des années, à la faveur du développement rapide de l’espace urbain   particulièrement au cœur  névralgique du centre-ville, le problème majeur du stationnement des voitures.

La mise en service du métro en 1966, avec ses quatre lignes et 68 stations desservant des grands édifices  du centre-ville et les différents arrondissements  par les autorités publiques visaient    à faire face aussi au problème du stationnement.

 MESURES RESTRICTIVES   POUR  UN MEILLEUR STATIONNEMENT  DURABLE  

D’après M. Michel Philibert de l’organisme Stationnement de Montréal ,qui assure la gestion optimale du stationnement public tarifié sur rue  et hors rue, joint au téléphone, affirme que  la hausse de la tarification du  stationnement  sur les quatre zones  tarifaires de la métropole de Montréal en fin d’année 2007,  avait comme objectif  de décourager aussi les automobilistes de l’usage de leurs véhicules, surtout au centre-ville et à adopter le transport en commun comme  l’autobus . Mais cette mesure ne semble pas avoir eu un réel effet sur les automobilistes. Ces derniers doivent savoir qu’il faut humaniser nos rues car trop de bruit de voitures est une forme de pollution, et plein de véhicules  à perte de vue sur un parking de stationnement de surface n’est pas beau pour le paysage urbain d’une grande ville comme Montréal.

Certaines mesures restrictives et incitatives plus efficaces peuvent profondément changer les habitudes ayant la peau dure. Il s’agit entre autre :

-Mettre sur pied un mode de transport alternatif  du lundi au vendredi en fonction de son numéro d’immatriculation de voiture pair ou impair  en direction du centre-ville. La ville d’Athènes en Grèce a eu des résultats encourageants  pour une mesure similaire.

-Introduire un péage ceinturant le centre-ville pour les automobilistes qui veulent s’y rendre.

Le maire de Londres a mis sur pied une mesure de cette  nature qui semble porter de bons fruits.Ces deux mesures ont l’avantage de limiter le nombre de voitures vers le centre-ville de Montréal et d’autres lieux visités par un public nombreux,de trouver de l’espace pour le stationnement et de lutter contre  la pollution de l’air par le dioxyde de carbone,gaz responsable de l’effet de serre.

-Promouvoir davantage comme dans la ville de Genève en Suisse, des parkings souterrains et étagers  ou en hauteur  plus sécuritaires contre le vandalisme, le vol et  les agressions que les parkings de surface ou en plein air.

Si la ville de Johannesburg  en Afrique du sud connaît un grand taux de meurtre, de vol de voitures et d’insécurité, c’est aussi en raison du fait qu’il y a beaucoup de parkings de surface dont les voitures de grande marque attirent  le plus souvent la convoitise des bandits armés.

-Encourager les automobilistes à l’usage du transport en commun par des crédits d’impôt,  sur  déduction du montant annuel investi, et évaluation du montant à recevoir sur la base de ses preuves de Passe mensuelle au cours de l’année. Cette incitation fiscale peut favoriser ce choix chez les automobilistes.

-L’équipe du maire Gerald Tremblay   doit  poursuivre ses  efforts  visant à doter Montréal d’ici quelques années de points  de location de vélos  en libre-service.

Cette mesure qui a été appliquée à Paris par le maire Bertrand Delanoë donne des résultats perceptibles  parce qu’elle a aidée à lutter contre des pics de smog, à limiter des embouteillages ainsi qu’à trouver une solution par rapport au stationnement des voitures.Malgré les efforts poursuivis et les mesures mises en place   pour satisfaire les citoyens de la ville de Montréal par la multiplication  de points de stationnement, tant que les montréalaises et montréalais privilégieront toujours d’avoir des voitures pour leur transport, il se posera certainement  le problème de stationnement dans cette métropole qui s’accroît au rythme de son ouverture sur le  monde, des perspectives qu’elle offre en terme de qualité de vie et des possibilités  d’emploi.

   FERDINAND MAYEGA À MONTRÉAL

 

   

 

 

 

 

 

     

 

 

SAVIEZ-VOUS CES INFOS

              

RÉFUGIÉS ENVIRONNEMENTAUX

       RÉFUGIÉS ENVIRONNEMENTAUX

      LA TERRE COMME LA PLANÈTE VÉNUS

        La planète terre pourrait ressembler à celle de vénus parce que l’humanité   est en danger, exposée à un exil forcé et toute la biodiversité  menacée désormais à cause du réchauffement climatique ou l’effet de serre aux conséquences incalculables  et fatales.

     La terre, notre grosse bulle bleu se réchauffe   et ses effets dévastateurs s’observent  à travers la planète. Riches, pauvres, pays développés et États du tiers monde, superpuissance comme les États-Unis, puissance moyenne comme le Canada, pays pauvre très endetté à l’exemple du Cameroun, pays émergent comme l’Indonésie,  situés les uns et les autres à l’autre bout du monde ayant traditionnellement par leur position géographique, des climats différents connaissent aujourd’hui le même gros défi à relever dans le futur. Il  s’agit de limiter le phénomène du changement climatique qui est à la base des cyclones, la fonte des glaciers à cause de la canicule qui provoque la hausse du niveau des mers et l’engloutissement des villes et villages. Personne n’est épargnée où qu’il se trouve aussi bien dans une tour d’un gratte ciel du Tennessee au sud des États-Unis ou dans une maison arrondie  faite de terre cuite du Kirdi  camerounais à Kousseri proche du lac Tchad presque asséché .Pour une fois dans l’histoire des peuples du monde, les conséquences graves du changement climatique ont fait naître une nouvelle forme de migration forcée provoquée non pas, par la persécution du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. C’est ce que l’on appelle de nos jours les réfugiés environnementaux.¸

    Cette nouvelle forme d’exil forcé des citoyens du village planétaire a pour principale responsable de la persécution aujourd’hui, la réaction de la Dame Nature en représailles aux activités anthropiques  ou humaines dangereuses sur l’équilibre du monde et la sécurité de toutes les formes d’espèces de vie.

    Pour prendre la mesure de la menace réelle qui plane sur l’humanité à travers les phénomènes migratoires provoqués par nos habitudes incontrôlées et sauvages de mauvaise consommation d’énergie et d’émission des gaz à effet de serre dans notre atmosphère tels que le gaz carbonique, le méthane…,une étude publiée le 11 octobre 2005 par exemple par l’Institut pour la sécurité environnementale et humaine(ISEH) de Bonn en Allemagne prévoit que d’ici 2010,soit dans moins de deux ans, la dégradation de l’environnement et les changements climatiques forceront 50 millions de personnes aussi bien de pays riches et pauvres sur la planète à quitter leurs habitations traditionnelles. C’est la nouvelle catégorie  de réfugiée voire la plus importante désormais que va connaître la société humaine dans les prochaines années.

    Face à l’ampleur du drame futur de l’humain et des autres espèces de créatures sur la planète à cause des problèmes environnementaux majeurs qui se dessinent chaque jour dans ce que l’on est en droit d’appeler désormais ,la  carte géo climatique du monde. On s’aperçoit qu’aucun citoyen de notre planète  n’est à l’abri pour devenir un jour un réfugié environnemental. Si tel est désormais le cas, c’est dire aussi que les tigres de Sumatra en Indonésie, le  Bélougas de nos océans, le Bonobos de la forêt Camerounaise, et l’ours polaire de l’arctique canadien…risquent disparaître.

    La solution à toute cette grande menace est entre les mains de l’être humain qui doit privilégier la perpétuation des espèces, la sécurité  de la biodiversité et ceci passe par une prise de conscience collective et des efforts conjugués des grands et moins pollueurs, gros et petits émetteurs de gaz responsable de l’effet de serre.

    Les intérêts  divisent  le monde entre  les pays développés et sous développés face à cette grande problématique du changement climatique à travers lequel les refugiés environnementaux seront encore plus nombreux dans le futur  si les  mesures courageuses ne sont pas appliquées par la communauté internationale pour freiner les vagues de chaleur…

     Si rien n’est fait, le scenario le plus prévisible  est que nous transformerons notre planète comme celle de Vénus dans quelques décennies. Imaginer un peu qu’on débarque sur vénus, nous sentirons d’énormes pressions sur nos épaules comme si nous étions plongés à un kilomètre sous la mer. L’air que nous y respirerons ne sera pas très bon pour notre santé. Elle sera composée de 96% de gaz carbonique et 4% d’azote. Or, le gaz carbonique emprisonne la chaleur solaire créant ainsi un énorme effet de serre qui réchauffe la planète vénus à quelques trois fois, la température de l’eau de l’eau bouillante. C’est le sort qui attend la planète et l’apocalypse pour toute l’humanité si nous  continuons à polluer la planète à ce rythme effrayant. L’Humanité fait face désormais  à un double choix, un choix cornélien ou shakespearien à savoir être ou ne pas être, vivre ou mourir.

    Vous comprenez tout simplement que les réfugiés environnementaux de notre siècle sont le signe avant coureur d’une situation encore plus dramatique qui pourrait frapper toute la biodiversité dans son ensemble puisque  aucune vie ne serait  plus possible à cause du degré de chaleur et l’adaptation presque impossible dans ce futur environnement terrestre

  Ferdinand Mayega à Montréal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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