Le Monde du Journalisme

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LIBÉREZ NOTRE CONFRÈRE MOUSSA KAKA

Notre confrère nigérien Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI)  en République du Niger par ailleurs promoteur du groupe de radio Saraounia est détenu depuis le 20 septembre 2007 au pénitencier de Niamey. La Raison évoquée des accusations par les autorités de ce pays est d’avoir des liens avec la rébellion touarègue. Mais alors, nous constatons qu’il s’agit plutôt d’un procès politique ou mieux d’une volonté manifeste de la classe dirigeante au pouvoir dans ce pays de mettre au pas ou bâillonner  le journaliste Moussa Kaka et toute velléité d’indépendance de la presse nigérienne.

 AUCUNE INITIATIVE N’EST DE TROP…

Dans le souci d’œuvrer aussi pleinement à la libération du confrère nigérien Moussa Kaka, en ma qualité de journaliste africain résidant au Canada,  j’avais eu une audience, le 31 mai dernier avec la ministre nigérienne de la Formation professionnelle et technique, Mme Maïzama Hadiza Issiatou en visite de travail au Canada. Cette audience avait eu lieu en présence de Mme Nana Aicha, l’ambassadeur du Niger à Ottawa,la capitale canadienne. La raison de l’audience à Montréal était simplement  plaider la cause du journaliste Moussa Kaka. Au cours de cette audience, j’en ai profité pour réclamer la libération de notre confrère qui fait face à un procès absurde ou kafkaïen. Un procès du genre  dont Soljenitsyne avait appelé le goulag et qui me rappelle un important roman de Claude Adamov intitulé l’Aveu. Sinon,comment expliquer que deux journalistes français ont été inculpé et libéré immédiatement malgré des  reportages dans la même région touarègue alors que Moussa Kaka est écroué depuis plus de 10 mois dans une petite cellule de la prison de Niamey.Très courtoise et ouverte à m’éclairer sur les raisons profondes, dit-elle, de l’arrestation du journaliste, Mme le ministre avait évoquée que notre confrère entretenait des relations très poussées  avec la rébellion touarègue. Rébellion qui terrorise les populations de la zone d’Agadez et veut la partition du pays depuis des lustres. Une information que j’ai vite fait de balayer avec le revers de la main. Par ce que  j’estime que derrière cette incarcération, il n’y a vraiment aucune raison valable. En effet, en temps que membre du gouvernement du Niger, la position de Mme le ministre  est celle partagée par tous les membres de l’équipe au pouvoir à Niamey. La ministre Maïzama Hadiza Issiatou  avait  tout de même reconnu que l’historien de l’instant Moussa Kaka représente aussi pour tout le pays, un journaliste peu ordinaire,une plume respectée  de la presse nigérienne  qui fait aussi la fierté de leur pays. Et moi d’ajouter qu’il s’agit d’une raison de plus pour le pouvoir en place de comprendre qu’il faut libérer le correspondant de RFI.Au terme de notre entretien, j’avais  émis le vœu que le Président du Niger soit clément et libère ce confrère, cette icône de la lutte pour la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’instauration de la démocratie véritable en Afrique en général et en particulier au Niger. Puisque comme journaliste, sa mission première est  d’informer en toute circonstance et c’est ce que Moussa Kaka a toujours fait dans l’exercice de la profession.

Ferdinand Mayega

                   

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